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Le plan pluriannuel de Dilbeek laisse les habitants sur le carreau :« Pas de solutions structurelles pour le logement, les soins et la garde d’enfants »

Dilbeek – Le nouveau plan pluriannuel du collège communal risque de rendre la vie des Dilbeekois plus difficile, et non plus facile, dans les années à venir. Des rétributions supplémentaires, un manque d'ambition en matière de logement et des économies sur le bien-être et les services publics suscitent une inquiétude croissante.

Selon le PTB Dilbeek, les Dilbeekois devront en payer la facture via des rétributions plus élevées et des taxes cachées. « Les rétributions sont par nature antisociales : elles ne tiennent pas compte des revenus. Les familles ordinaires en ressentent le plus durement les effets, tandis que les grandes entreprises restent largement épargnées », déclare le parti. Il plaide pour des alternatives plus équitables telles qu’une taxe sur la superficie ou une taxe sur la puissance électrique, afin que les acteurs les plus importants contribuent davantage et que la commune puisse investir dans les quartiers et des services abordables et de qualité.

Dilbeek

Crise du logement

Il est frappant de constater l'absence quasi totale de vision en matière de logement. Le mot « crise du logement » n'apparaît même pas dans le plan pluriannuel de près de 400 pages. Pourtant, les chiffres sont clairs : Dilbeek est bien en dessous des objectifs flamands en matière de logements sociaux, 17 % de ces logements sont vacants et plus de 650 habitants sont sur une liste d’attente.

« Qu’à peine deux phrases y soient consacrées est honteux. Tout ce que l’on trouve, c’est qu’un cadre de réflexion va être établi. Mais les gens ne peuvent pas habiter dans un cadre », déclare le PTB Dilbeek.

Le plan reste également vague sur le logement abordable. Une permanence logement et un conseiller ne changent pas grand-chose aux prix immobiliers exorbitants. Des affirmations comme « c’est le marché libre, nous n’y pouvons rien » témoignent d’un manque de courage politique. Pourtant, selon le PTB, d’autres villes montrent qu’une autre voie est possible. Ainsi, Louvain garantit que 40 % des nouveaux projets immobiliers seront abordables ou sociaux.

Pression sur le bien-être, la garde d’enfants et les soins

Par ailleurs, des réponses structurelles font défaut sur de nombreux autres points problématiques. Les déchets résiduels ne sont toujours collectés que toutes les deux semaines, alors que le prix des sacs poubelles augmente à nouveau. Le CPAS est sous forte pression en raison des économies imposées par les autorités supérieures, et pourtant, la commune menace de réduire encore davantage les tarifs de participation, l’accès aux allocations et les services de bien-être essentiels.

La garde d’enfants à Dilbeek est confrontée à une pénurie importante de places. Aucun plan concret n’est prévu pour augmenter la capacité. Pour la garderie ’t Bergske, il n’y a toujours pas de nouveau lieu, tandis que la nouvelle garderie du Castelhof ne démarrera pas avant 2029 au plus tôt. Dans le même temps, l’accueil extrascolaire perd deux semaines de prise en charge et des coûts plus élevés menacent les familles.

Les soins aux personnes âgées suscitent également des inquiétudes. Avec une pension moyenne d’environ 1 700 euros et des prix en maison de repos avoisinant les 2 300 euros, l’accessibilité financière des soins est cruciale. Pourtant, aucun plan n’est prévu pour organiser davantage de soins communaux. Au contraire, après les travaux de rénovation du centre de soins résidentiels Breugheldal, la perte de 25 lits est redoutée, alors que le personnel est déjà confronté à des pénuries.

Appel à une politique différente

« Ceci est un plan pluriannuel sans solutions structurelles », martèle le PTB. « Nous, nous choisissons des taxes équitables, plus d’investissements dans le logement, la garde d’enfants et les soins, ainsi que des services publics forts et abordables. C’est ce dont Dilbeek a besoin aujourd’hui. »

La conclusion est claire : « En temps de crise, on ne détruit pas le filet de sécurité sociale, on le renforce au contraire. »